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Les femmes intègrent le sport de haut niveau, mais toujours avec des inégalités

Comme nous le savions bien, le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes. Les femmes en France intègrent de plus en plus fédération sportive pour avoir leur licence.

Leur nombre

En France, on dénombre 2.400 femmes et 4.600 hommes qui s’adonnent au sport de haut niveau. Le ministère des sports a affirmé que les femmes s’y engagent lentement.

Qu’est-ce que le sport de haut niveau ?

Comme l »a déclaré le ministère des sports, l’excellence sportive est une commission nationale qui établit des critères correspondant au sport et aux sportifs de haut niveau. Participer à des compétitions officielles internationales de référence, comme les Jeux olympiques, les championnats du monde et les championnats d’Europe est un de ses critères.

Les femmes et les sports collectifs

Il y a beaucoup d’évolution dans les sports collectifs, comme dans le football, qui, en 2014, comptait près de 150 footballeuses françaises en D1, qui est le premier championnat féminin français, organisé par la Fédération française de football. Il en est de même au rugby car le Top 8 (équivalent chez les femmes du Top 14 masculin), en 2014 avait en son actif 18 % de joueuses de plus qu’en 2008. On peut le constater dans tous les sports collectifs.

L’équitation

Concernant l’équitation, on pourra voir que 80 % des personnes qui la pratiquent sont des femmes. Néanmoins, à haut niveau, ce sont les hommes qui sont en grand nombre. En 2014, on a dénombré 1.202 femmes pour 1.902 hommes sur les 3.104 cavaliers dits professionnels, et c’est pourquoi en attelage, l’équipe de France est complètement masculine. Les cavalières professionnelles n’arrivent pas à bien gérer vie de famille et compétition.

Les salaires des sportifs et sportives de haut niveau

Il ne faut pas oublier qu’un sportif de haut niveau soit obligatoirement un sportif professionnel. C’est lorsqu’il est remunéré qu’il le devient. En d’autres termes, la personne qui le pratique reçoit un salaire de son club ou de la fédération, ou des sponsors. Il y a plus d’hommes que de femmes ayant le statut de joueurs professionnels que les femmes. Toutefois, les différences de salaires sont constatées quant aux femmes qui accèdent à ce statut.

Les 103 footballeuses professionnelles françaises reçoivent en moyenne un salaire mensuel brut de 3.500 euros, hors primes, contre 12.000 euros pour les 1100 joueurs professionnels de Ligue 1 et Ligue 2. Les écarts sont moins importants en volley-ball, car les 115 volleyeuses et les volleyeurs professionnelles à temps plein perçoivent respectivement 2.500 euros et 3.000 euros.

La fédération française de rugby ne dispose pas encore de joueuses de haut niveau, mais une étude sur l’intégration de joueuses professionnelles dans ce sport est en cours. 16 joueuses de rugby à 7 ont pu signer un contrat semi-professionnel l’année dernière. Le salaire pour ce contrat s’évalue aux abords de 1.000 euros, et la fédération ne veut pas le déclarer officiellement.

Les contrats en semi-professionnels

De nombreuses femmes jouent à haut niveau mais ne sont pas professionnelles car elles manquent de temps et ne savent pas trop s’organiser. Joueuse internationale de rugby et membre du Blagnac Saint-Orens Club, avec deux coupes du monde à son actif Manon André affirme que les contrats semi-professionnels vont dans le bon sens, et que statut de semi-professionnel offre davantage de temps de récupération.

Le sport féminin sollicité

Pour la première fois en janvier, la chaîne Eurosport a retransmis en direct un match de Top 8, le championnat de France de rugby féminin. Il y avait près de 2,2 millions de spectateurs devant France 4, quelques mois plus tôt, pour regarder la demi-finale de la Coupe du monde de rugby féminin.

Le sport féminin et les médias

Côté média, le Conseil supérieur de l’audiovisuel ou CSA a examiné, depuis 2012, le temps dédié au sport féminin, et en mi-septembre à mi-octobre, il a suivi des programmes d’une douzaine de chaînes de télévision, gratuites et payantes. En effet, le sport féminin constitue 7 % du temps d’antenne. Toutefois à la même période mais en 2014, ce chiffre est passé à 15 %, et l’été dernier, lors de la Coupe du monde de rugby féminin, nombreux ont passé leur temps devant la télévision.

Concernant le football, la Fédération a fait un renouvellement de contrat avec les chaînes France 4 et Eurosport pour que celles-ci puissent retransmettre les rencontres de D1 et de Coupe de France féminines jusqu’en 2018. Donc, il y aura une vingtaine pour la saison actuelle contre huit pendant la saison 2011-2012. La dernière finale de Coupe du monde féminine suscité 668.000 téléspectateurs en 2014 sur France 4.

Sur cette lancée, et pour la deuxième fois consécutive, le CSA et l’association Femmes Mixité Sports ou Femix ont organisé le 24 janvier, les 24 heures du sport féminin. Les médias ont dédié pendant une journée, une partie de leur programme à ce thème.

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