Arnaud Lagardère

Le groupe Lagardère et ses secteurs d’activité

Arnaud Lagardère a géré le groupe familial depuis 2003, et a bénéficié d’un nouveau mandat de six ans par le conseil de surveillance de Lagardère SCA. Ce sera une opportunité pour lui de faire un bilan de son action et de confier sa vision pour les six ans à venir.

Arnaud Lagardère : peu impliqué

Il a affirmé ne pas prêter attention aux mauvaises rumeurs depuis le temps où il dirige et contrôle l’entreprise, et que son absence supposée, ainsi que sa sortie rare en public est préférable au groupe. Il a déclaré y être passionné, et s’y consacre totalement qu’il soit en France ou en déplacement à l’étranger. Il dit que les personnes qui font fonctionner cette entreprise familiale ne se soucient que de son avenir.

Son bilan pour son mandat qui s’achève

Arnaud Lagardère affirme que le bilan lui satisfait en général, qu’ils ont transformé et que l’objectif qu’ils se sont fixés a été atteint. Il a ajouté qu’ils auront pu faire mieux rapidement dans un environnement plus avantageux. Le groupe a légué des participations minoritaires dans EADS, Canal+ et le groupe Amaury, s’est dispensé des métiers qui ne sont pas à l’échelle mondiale. L’entreprise va se concentrer sur quatre métiers complémentaires pour défier le numérique.

Ses ambitions pour son nouveau mandat

L’objectif premier du groupe pour cette année est d’augmenter le résultat opérationnel du groupe d’environ 5 %, et une croissance organique annuelle de 3 % pour les cinq prochaines années. Arnaud Lagardère confirme qu’ils vont s’adonner à des métiers à forte potentialité de croissance comme le travel retail ou le sport, et des métiers dans lesquels ils peuvent progresser plus vite que le marché, et en particulier, le métier de l’édition. Il a aussi dit qu’ils doivent chercher des méthodes pour remettre en équilibre les contributions du sport, des médias, du travel retail et du livre à leur effectif.

Le sport et les nouveaux concurrents chinois

Il confirme que le sport reste un métier qui promet, malgré le fait que le groupe a fait une mauvaise exécution. L’équipe qui s’occupait de ce métier a été dissoute pour donner la place à une nouvelle. Le groupe va se rallier avec IMG ou Infront, qui vient d’être sujet de rachat par le chinois Wanda. Il va prioriser la création d’événements, le consulting et la représentation d’athlètes, et ne s’impliquera pas dans le métier d’agent de footballeur en Europe. Cependant, le groupe accompagnera des sportifs dans plusieurs autres sports, tels que le tennis, le golf, ainsi que les sports américains, et pays. Il a ajouté que tout va être pour le mieux avec l’arrivée des investisseurs chinois dans ce métier.

Une vague de consolidation dans les médias

La valeur de la consolidation du secteur des médias émane de son effet. On ne peut pas toujours se créer de la valeur en essayant de croître à tout prix. Les divisions de News Corp, AOL-Time Warner aux États-Unis en sont la preuve. On peut croire que le marché des contenus est très global mais la consommation demeure locale dans la majorité des cas. Dans ce métier, la récompense revient à la flexibilité et à l’agilité.

Alors qu’arrivent dans le secteur de nouveaux rivaux comme Vincent Bolloré ou Patrick Drahi, avez-vous achevé votre réorganisation dans les médias, ou avez-vous encore des actifs à vendre ?

Le groupe que gère Arnaud Lagardère est le premier éditeur de magazines en France, il compte bien le rester. Match et Elle sont deux titres qui font sa fierté, tout comme le JDD. Cependant, ils ont besoin d’une évolution et d’une innovation. Le groupe voudrait bien s’associer à Europe 1, dont il est attaché particulièrement, sur tous les points possibles. Concernant la production audiovisuelle, le gérant a déclaré qu’ils étaient les premiers en France, et de ce fait, cela leur permet de se développer à l’international.

Vente à Vivendi et Vincent Bolloré

Côté vente, il a affirmé que pour son groupe, l’important c’est de disposer de quatre branches d’activité, qui s’enchaînent et qui leur permettent de les régler et de leur offrir des liquidités pour les investir de nouveau dans les autres. Pour Vivendi, il a dit qu’ils étaient sortis du capital de Canal+, parce que celui-ci leur procurait des synergies négatives. Il confirme se réjouir de la présence de Vincent Bolloré, de Martin Bouygues ou de l’arrivée de Patrick Drahi comme acteurs du secteur des médias. Comme il l’a évoqué, ces derniers sont des entrepreneurs représentant le capitalisme familial au service d’une stratégie de long terme.

L’arrivée du numérique

Pour Arnaud Lagardère, le livre ne va pas s’éteindre juste parce que le numérique est arrivé. Il pense que ce dernier ne peut pas remplacer les fondamentaux du métier d’éditeur. Il reste en confiance quant à l’avenir du livre. Il a dit que l’e-book a mal débuté en France, et ce sont les éditeurs anglophones qui ont profité de son lancement. Il confirme qu’il a prévu cette transformation depuis 2007, et a annoncé que Lagardère Publishing est l’un des premiers acteurs mondiaux du livre numérique. Fin 2014, le groupe a signé une entente avec Amazon.

Le secteur du travel retail

Le groupe conçoit d’effectuer une ou plusieurs acquisitions d’envergure dans le secteur travel retail. Pour ce faire, ils étudient tous les dossiers qui leur sont exposés. Parmi ces dossiers, il y a World Duty Free, que le groupe suit rigoureusement. Ce type de procédure confirmera, a-t-il dit, la consolidation du secteur où les économies d’échelle sont réelles. Il déclare que le groupe est capable de faire cette réalisation financièrement sans diluer les actionnaires actuels de Lagardère.

Arnaud Lagardère par rapport à son père

Arnaud Lagardère a dit que lui et son père sont très proches. Il affirme qu’il est fier de ce que celui-ci à bâti. Il déclare mesurer au quotidien son statut de gérant du groupe, et qu’il peut s’opposer ou se mettre en fusion complète avec son père, par rapport à son comportement. Comme sur la sortie d’EADS, il s’est mis en fusion avec son père car il a pris sa décision en s’inspirant de ses dires. C’est encore le cas de Club-Internet, car il a soupçonné déjà au début des années 2000 que ce secteur va rencontrer des difficultés de ce secteur.

Une décision à l’encontre de l’avis de son père

Il a certifié que l’ADN d’un groupe demeure dans la personne morale, comme dans la personne physique. Pour lui, c’est primordial car cela garantit solidité et pérennité.

Arnaud Lagardère : endettement personnel trop important

Il confirme le fait qu’il a en son actif, un endettement trop important. Pour se défendre, il a déclaré qu’il voulait devenir le premier actionnaire du groupe. En effet, il a dit avoir tout investi car il croyait en son avenir. En ce moment, il confirme avoir la même conviction, et qu’il ne faut pas s’inquiéter pour lui.

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